Le terrible massacre de Srebrenica

Il y a 23 ans, le 11 juillet 1995, débutait le pire massacre de l’Europe post-1945 : les miliciens serbes orthodoxes de Bosnie, menés par l’infâme Ratko Mladic, prenaient alors d’assaut l’enclave musulmane de Srebrenica, assiégée depuis trois ans. 25.000 femmes & enfants se réfugient aussitôt à Potocari, auprès des Casques bleus hollandais. Dans la foulée, les hommes valides, une dizaine de milliers, vont tenter une percée dans les bois à travers les lignes serbes pour rejoindre leurs frères d’armes plus au Nord : mais seul un tiers d’entre eux dispose d’armes. Malgré une résistance acharnée, la colonne est encerclée & entièrement capturée le 13 juillet.

Ratko Mladic s’exclame devant les caméras : “Nous offrons cette ville au peuple serbe en souvenir de l’insurrection contre les Turcs. Le temps est venu de prendre notre revanche sur les musulmans.” Hommes & adolescents sont systématiquement exécutés : les massacres se poursuivent jusqu’au 17 juillet, quand les fosses communes se referment définitivement sur pas moins de 8372 musulmans. Du côté de Potocari, les soldats néerlandais ont également largement échoué à protéger les civils, au point que beaucoup y verront une complicité certaine : trois cents hommes y seront exécutés sommairement par les miliciens serbes, qui circulaient à leur guise au milieu des réfugiés, égorgeant des enfants & violant leurs mères, au vu & au su des troupes de l’ONU.

Srebrenica symbolise ainsi une vérité que beaucoup d’entre nous refusent toujours de voir, à commencer par les médiatiques défenseurs de “l’invisibilité des musulmans”. Les Bosniaques, laïcisés par des décennies de communisme sous la houlette de Tito, s’étaient largement fondus au sein de la société yougoslave, au point – pour beaucoup – de ne conserver d’islâm que le nom. Cela n’empêchera pas, comme chacun le sait, une terrible épuration ethnique de s’abattre au sein du même village, du même immeuble, parfois même de la même famille. La sécularisation la plus avancée n’aura pas empêché la haine brute de l’islâm de s’exprimer de la plus sauvage des manières.

Srebrenica est également le symbole – s’il en fallait encore un – de l’inefficacité des organisations internationales de “maintien de la paix” – pourtant ici au cœur même de l’Europe – dans lesquelles beaucoup de musulmans persistent pourtant à placer leurs espoirs. Les veuves & orphelines de Srebrenica savent ce que valent les promesses des grands “humanistes” de ce monde… Qu’Allâh fasse miséricorde à toutes les victimes musulmanes de ce conflit & leur accorde le martyre, et qu’Il octroie aux criminels ce qu’ils méritent.

‘Issâ Meyer, 17 shawwal 1438.

Laisser un commentaire